Le prix du « pris pour acquis »… La démotivation !

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Démotivé ? Pris dans le cercle vicieux de cette recherche de toujours vouloir plus et d’en ressentir une insatisfaction chronique ? Peut-être êtes vous des ambitieux qui veulent « plus » dans la vie, mais attention, il est également important de savoir apprécier ce que l’on a, ce qui est bien différent de « se contenter de… ». La problématique du « pris pour acquis » nait dans celle du « trop de choix ». Un des outils qui peut être mis de l’avant pour augmenter la motivation est de se rappeler notre chance d’avoir telle ou telle condition de vie (partenaire, travail, famille, etc.).

Plusieurs chercheurs s’entendent pour dire que, au fil des dernières années, nous avons perdu certains facteurs de protection qui nous amenaient une certaine stabilité et une sécurité affective. Par exemple, la sphère professionnelle où il était plus courant d’avoir le même emploi toute sa vie, et ce, dans une même compagnie. La religion occupait une place plus importante ; les paroles « jusqu’à ce que la mort vous sépare » avaient plus d’écho qu’aujourd’hui. Ainsi, il y avait un choix de partenaire au départ et par la suite la personne maintenait ce choix. De nos jours, la remise en question de ses choix est plus ouvertement acceptée et souvent même valorisée ; «… la vie est courte, si tu n’es pas heureux, change… ». Le changement est pris dans tous ses sens et nous renvoie à tous nos choix possibles… Changer de chemise, de façon de voir, de job, de coupe de cheveux…

Les changements ont leur lot d’avantages, mais il est également judicieux d’effectuer une prise de conscience de ce que l’on a peut-être pris pour acquis avant de se précipiter dans tous nos choix de changements. De par tous ces choix, nous avons parfois tendance à être plus exigent, moins patient, avec un réflexe de changer plutôt que de travailler à essayer de construire et de s’adapter à nos contextes, avec toute la nuance que cela implique bien sur.



Au niveau du couple, le phénomène est parfois observé. Le changement de partenaire est souvent privilégié au changement sur soi sur lequel peut reposer les bases d’un « nous » plus solide. Réembarquer dans notre choix, plutôt que de le changer, en respectant bien sur nos limites personnelles. Le désengagement de la personne (en couple, au travail…) amène cette même personne à vivre beaucoup d’ambivalence ; un pied engagé et l’autre prêt à quitter. Comme cette personne n’a qu’un pied, il devient plus difficile pour elle de vivre son expérience pleinement, mais est-ce qu’il s’agit alors du contexte qui est problématique ou plutôt qu’il est plus problématique justement puisque la personne est à moitié investie ? La clef de la motivation, c’est également de pouvoir reprendre la maitrise de ses deux pieds et les placer, non pas dans la même bottine, mais bien dans le choix que l’on a fait !